Notes sur notre préhistoire – René Bach, 2024
Peuplement de l’Europe
Liens vers des sujets complémentaires et quelques sujets avancés
- Mes premières notes sur l’archéologie préhistorique (EN) (à intégrer ici) et
- Les trois ages principaux (EN) (à intégrer ici) et,
- Les pages (mes notes en anglais) sur la migration I et la migrations II (notes de conférences de J. Krause)
- L’article du Temps (belle introduction sur les populations à la base des cultures européennes actuelles ) et l’Article Wikipedia sur le peuplement de l’Europe.
- Youtube conference (2025) by Janet Kelso in English “Archaic Introgression Reveals Human Dispersals” présente les résultats de l’analyse génétique des néandertaliens et des dénisoviens ainsi que les évidences concernant la migration hors de l’Afrique et les migrations en Asie.
Les périodes
Mes notes concernant les périodes des Homo et son habitat
Paléolithique inférieur (760 000 – 350 000 ans)
- Homo erectus est une espèce dont la définition est contreversée.
- Antecessor (découvert à Altapuerca) et son industrie oldowayenne, heidelbergensis (Acheuléen, industrie à bifaces) et néanderthal.
Paléolithique moyen (350 000 – 45 000 ans)
Néanderthal et son industrie moustérienne 
Paléolithique supérieur (-45-000)
Arrivée de l’Homo sapiens en Europe. Industrie : l’Aurignacien (43-29 ka AP) puis le Gravettien (31-22 ka AP). Puis le refroidissement le plus extrême (glaciation de Würm) autour de -20’000 ans dépeuple le nord de l’Europe. Les autres espèces Homo disparaissent à la fin du Paléolithique.
Dans la frange sud-ouest, les magdaléniens (Aurignaciens) laissent des traces magiques (Lascaux, Altamira, Chauvet, Cosquer pour les plus connues) vers -30’000 ans. Avec le réchauffement qui suit, les Magdaléniens s’établissent dans notre région (Neuchâtel) vers -15’000 PDF (2019) Vivre en Suisse il y a 15’000 ans. Denise Leesch, Jérôme Bullinger, Werner Müller (2019). Un campement est exposé au Laténium, une mâchoire humaine, des pointes en silex (longues lamelles), colliers de dents de rennes et de cerfs, dent de lait d’un ourson chassé, des perles tubulaires, des coquilles percées et surtout, la vénus de Monruz (photo). |
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Mésolithique (- 9’700 – -6400 Europe du Sud, 2300 en Europe du Nord)
Réchauffement climatique (produit notre climat), boisement, microlithes, vie semi-nomade, contacts entre groupes, arc et flèches. Arrivée de l’agriculture depuis l’Anatolie.
Néolithique (-12’000 – -2300)
Période de changements importants, les dates dépendent du lieu, évolution de l’est (Levant, Göbekli Tepe) à l’ouest. Une anthropisation et une sédentarisation de plus en plus fortes, domestication, puis apparition de la céramique.
Europe néolithique
J’ai extrait de l’article de Wikipedia les informations suivantes.
L’Europe néolithique est une mosaïque de cultures, le plus souvent définies, pour l’essentiel, sur la base des formes et des décors de la céramique.
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L’Europe vers 4 500 av. J.-C. |
L’Europe vers 3 500 av. J.-C. La culture Cucuteni a produit des objets magnifiques (mes photos). | Carte simplifiée des plus grandes cultures de l’« Europe ancienne » de la fin du IVe millénaire av. J.-C.. En vert la culture des vases à entonnoir (TRB). En bleu, la culture rubanée, à céramique linéaire (LBK). En orange, la culture de Lengyel, en violet, la culture de Vinča, en rouge, culture de Cucuteni-Trypillia et en jaune, la partie occidentale de la culture Yamna. |
L’ADN des squelettes à travers l’Europe a révélé que les paysans néolithiques se mélangeaient beaucoup plus avec les peuples chasseurs-cueilleurs locaux partout où leur progression était ralentie.
Campaniforme (Bell-beaker)
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Origine de la culture est disputée. |
Campaniforme était présent au Petit-Chasseur – https://fr.wikipedia.org/wiki/Petit-Chasseur, Mes notes concernant le Petit-Chasseur (Dadoo.ch).
Des études récentes sur l’évolution du patrimoine génétique permettent de reconstituer les migrations et l’influence de différentes cultures dans le temps :
ci-dessous une liste de références et extraits de textes significatifs de ces références. Il y a encore un peu de répétitions ci-dessous.
https://www.hominides.com/une-europe-veritable-melting-pot/ Analyse faite en partie avec une Analyse en composantes principales.
Leurs descendants associés aux cultures solutréennes et magdaléniennes ont séjourné dans le sud-ouest de l’Europe durant la période la plus froide de la dernière glaciation (entre 25 000 et 19 000 ans). Cette population s’est ensuite dirigée vers le nord-est de l’Europe.
L’étude génétique montre également que, il y a 14 000 ans, les descendants de ces « italiens » épigravettiens sont partis de à la conquête du reste de l’Europe, remplaçant les populations magdaléniennes. Un véritable remplacement génétique à grande échelle. L’auteur principal de l’étude est le paléogénéticien Johannes Krause.
La dernière grande vague migratoire débute il y a un peu plus de 8.000 ans, avec l’arrivée en Europe des premiers agriculteurs.
Les différentes recherches semblent donc prouver que les tous premiers agriculteurs arrivés dans les régions du sud et du centre de l’Europe étaient originaires de territoires situés près de la mer Égée. Ce basculement technique serait très probablement le fruit d’un processus migratoire, estiment les spécialistes, qui précisent que cette affirmation n’est pas pour autant applicable à toutes les régions d’Europe. Ref: https://atlantico.fr – 2016..
Deux autres étapes de transition ont été identifiées par les scientifiques. L’une d’entre elles s’est produite il y a 3000 ans, au cours de l’âge du bronze; l’ADN des Européens se serait alors modifié sous l’influence de populations en provenance du nord du continent. Enfin, durant le premier millénaire avant J.-C., durant l’âge du fer, ce sont des immigrants issus de l’est de l’Eurasie qui auraient apporté leur pierre à l’édifice génétique des Européens. Réf : Le Temps – 22.10.2014 – A mettre à jour.
Un premier groupe a migré lors du Mésolithique, appelé chasseurs-cueilleurs ouest-européens (West Hunter Gatherers ou WHG). La révolution néolithique voit l’arrivée d’un second groupe, des agriculteurs (Early European farmers ou EEF) venus de l’ouest de l’Anatolie. Puis, au cours de l’âge du bronze, parviennent en Europe les Yamnayas (Western Steppe Herders ou WSH) originaires des steppes pontiques. Cette population est notamment associée à l’expansion des langues indo-européennes. Ref. Wikipedia. Voir cet article pour des exemples d’art de ces cultures.

La plupart des Européens modernes descendent de ces trois populations anciennes en des proportions différentes : la part de fermiers anatoliens (EEF) est plus importante en Europe du Sud, et l’ascendance chasseur-cueilleur de l’ouest (WHG) et Yamnayas (WSH) domine génétiquement l’Europe du Nord et du Nord-Est. Je dois encore documenter ce tableau (ou l’enlever).
La transition entre le Néolithique final et l’âge du bronze au 3e millénaire avant notre ère est le témoin d’un changement majeur de population et de société en Europe occidentale.
Elle inclut notamment une contribution génétique massive des pasteurs des steppes pontiques, les Yamnayas, dans la population locale.
Ils sont les porteurs des haplogroupes R1a et R1b qui sont aujourd’hui majoritaires en Europe.
Ils sont également les locuteurs d’une langue « indo-européenne » qui donnera la majorité des langues d’Europe.
Cette migration de la population Yamnaya a été deux fois plus rapide que celle des fermiers anatoliens, probablement car elle maîtrisait la technologie de la roue, la domestication du cheval et se déplaçait avec des chars44.

Une présentation sur une période plus longue, avec plusieurs vagues :

Âge du bronze
A compléter
Informations pour approfondir
- Copper and Bronze Age genetic changes – Max-Plank 2023 (Krause)
- Principales cultures néolithiques européennes. Liste plus facile à comprendre
- Tableau synoptique des principales cultures de l’Ancien_Monde (Wikipedia) Tableau complet et compliqué.




